Visibilité médiatique : ce que le terrain m’a appris
Avant de travailler avec Miguel, j’ai passé de longues années comme media manager pour une grande organisation médicale internationale. On pourrait imaginer qu’avec un tel nom, chaque journaliste décroche immédiatement et publie sans hésiter. La réalité est beaucoup plus sobre. La notoriété ne garantit rien. Chaque appel devait convaincre. Chaque sujet devait trouver sa place dans un paysage médiatique déjà saturé.
Très vite, j’ai compris que la visibilité ne repose pas sur l’importance supposée d’un sujet, mais sur la manière dont il est présenté. Tous les journalistes ne sont pas disponibles au même moment, ni sensibles aux mêmes angles. Cibler avec précision change la nature de l’échange. Un message envoyé au bon interlocuteur n’a pas besoin d’insister, il trouve naturellement un écho.
L’angle joue un rôle décisif. Un thème peut sembler évident et pourtant ne susciter aucun intérêt s’il n’apporte pas de perspective nouvelle. Ce qui capte l’attention, c’est la valeur ajoutée. Une donnée inédite, un éclairage différent, une lecture plus fine du contexte transforment un sujet ordinaire en proposition éditoriale crédible.
La compréhension de la ligne éditoriale est tout aussi essentielle. Lire avant d’écrire permet d’ajuster le ton, la profondeur, la manière d’aborder un sujet. Il ne s’agit pas de modifier le fond, mais de le rendre pertinent pour le média concerné. La cohérence crée la confiance, et la confiance ouvre la porte à la publication.
Le moment choisi compte également. Un sujet pertinent envoyé au mauvais instant disparaît dans le flux. Une proposition alignée avec l’actualité et le rythme du média gagne en traction. La visibilité demande de l’observation et du timing.
Enfin, il faut accepter qu’un journaliste engage sa crédibilité en publiant. Si l’on démontre clairement l’intérêt du sujet pour son audience, si l’on apporte des éléments solides, la décision devient plus simple. On ne sollicite pas une faveur. On propose un contenu qui a du sens.
Ces réflexes ne concernent pas uniquement les grandes organisations internationales. Ils s’appliquent aussi dans un univers plus tranquille, celui des entreprises locales et des entrepreneurs que nous accompagnons chez Biglord. La visibilité médiatique n’est pas une question de taille ou de prestige. Elle relève d’une stratégie maîtrisée.